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  3 Sonates  

Mel Bonis
3 Sonates
Laurent Martin , piano 
Clara Novakova , flûte 
Kai Gleusteen , violon 
Jean-Marie Trotereau , violoncelle 

VOL C 342

Prix : 17.00 €


Sonate pour flûte et piano

 

Sonate pour violon et piano

 

Sonate pour violoncelle et piano

1.

    Andantino con moto  (4:34)

   

5.

    Moderato  (5:41)

   

9.

    Moderato quasi Andante  (5:08)

 

2.

    Scherzo. Vivace  (1:44)

   

6.

    Presto  (3:05)

   

10.

    Très lent  (4:00)

 

3.

    Adagio  (5:34)

   

7.

    Lento  (5:47)

   

11.

    Final. Moderato molto  (6:12)

 

4.

    Finale. Moderato  (3:54)

   

8.

    Finale. Con moto  (6:11)

   

Temps Total  52:29


Ces trois sonates, chacune dans son caractère propre, sont édifiées de manière classique, mais l'inspiration et l'écriture sont souvent novatrices. Elles tirent toutes les trois un parti magnifique des instruments.


La Sonate pour flûte et piano (Scherzo.Vivace), née d'une connaissance tout à fait intuitive de la flûte, instrument de la légèreté et de la lumière peut être considérée comme le pendant français de la sonate Ondine de Reinecke, fleuron de la musique pour flûte de la période romantique en Allemagne. Mel Bonis l'a écrite en 1904 et dédiée à son ami le célèbre flûtiste Louis Fleury.

Cette oeuvre d'envergure comporte quatre mouvements. Au début s'installe un dialogue raffiné entre les deux instruments. Elle intègre à sa construction classique une variété d'atmosphères dépaysantes qui s'enchaînent du pastoral à l'oriental dans des climats successifs de tendresse, d'allégresse et de passion.


La Sonate pour violon et piano (Presto) est plus tardive puisqu'elle paraît en 1922. Elle est donnée la mime année en concert à Paris au `Salon des Musiciens' , mais le milieu des mélomanes est alors exclusivement curieux de musique «moderne».

C'est une oeuvre saisissante par sa force et par son originalité. Fortement structurée et contrastée, elle sollicite l'imaginaire de l'auditeur par le climat oriental, étrange et vaguement inquiétant, qu'évoquent les cheminements sensuels et les élans recommencés du premier mouvement, modéré; par la danse légère du Scherzo, sa rapidité, sa vitalité, sa précision, son agressivité même lorsque surgissent d'incisives notes répétées; par la répétition obstinée du thème grec exposé tout au long de l'Andante, douloureusement enraciné par les graves du piano, lancinant sous la pression de plus en plus chaude de l'archet; par la progression dramatique du Final où l'ensemble prend son sens, imposante expression de puissance et de couleurs que conclut un déchaînement de virtuosité.


La sonate pour violoncelle et piano (Moderato quasi Andante), publiée en 1903, la plus courte et la plus classique, comporte trois mouvements. Le lyrisme du piano n'y cède en rien à celui du violoncelle. Dans l'Allegretto, la compositrice joue avec un grand art des effets de distanciation harmonique. «Des lignes chromatiques, des gammes diatoniques et leurs intervalles les quintes augmentées, les tritons et les quartes diminuées sont les matériaux de base qui se fondent avec les arpèges du piano pour créer une atmosphère toute particulière», écrit le spécialiste de Mel Bonis Eberard Mayer (conférence Leverkusen, 1998). Le dernier mouvement, dans la veine de César Franck, extrêmement brillant avec sa conclusion furioso, est d'inspiration purement romantique.

Christine Géliot