Reinhold Glière

Reinhold Glière



Auf Bilder klicken

Reinhold Morizewitch Glière

(30-12-1874 Kiev, 23-06-1956 Moscou)

Die deutsche Version des folgenden Textes wird in Kürze auf diesen Seiten verfügbar sein. Fils d'un facteur d'instruments à vent d'origine belge, Reinhold Glière commence par étudier le piano et le violon avant d'aller poursuivre des études d'écriture à Moscou auprès de Taneïev et Arensky.

Après quelques années à Berlin, où il étudie la direction d'orchestre, il revient en Russie pour occuper divers postes d'enseignement. Parmi ses élèves, on compte des musiciens comme Prokofiev ou encore Khatchatourian. (En 1916, Prokofiev joue la création de son premier concerto pour piano, sous la direction de Glière.)

Devenu le professeur principal de composition du Conservatoire de Moscou, Glière prend une place importante dans le monde musical russe et devient, après la Révolution, le principal compositeur de l'Etat soviétique. Son catalogue d'œuvre compte des dizaines d'œuvres « politiques » : marches, pièces de circonstance, ouvertures patriotiques,etc. Il reçoit alors de nombreuses distinctions dont celle d'Artiste du peuple et est chargé par l'Etat d'aller inaugurer des théâtres et autres salles de concert à travers toute l'Union soviétique.

Ses voyages à travers l'URSS éveillent en lui un intérêt particulier pour les musiques populaires des minorités ethniques représentées par les « pays frères » comme l'Azerbaïdjan, l'Ouzbékistan ou encore le Kazakhstan, lesquels lui inspirent notamment son opéra Shakh-Senem dont le livret est en langue azérie.

Ses œuvres principales sont sa 3ème Symphonie (Il'ya Muromets), le ballet Le Pavot Rouge, et une série de concertos (pour harpe, cor, violoncelle et...un concerto très original pour soprano colorature !)

Les pièces de ce disque sont des œuvres du Glière d'avant la Révolution, soit de l'époque tsariste. Elles ont toutes été écrites entre 1904 et 1911. A cette époque, le compositeur n'est pas encore le « Monsieur Musique » de l'Etat soviétique et écrit de nombreuses pièces de musique de chambre, des mélodies, des pièces pour piano.

Le Glière d'après la Révolution abandonnera totalement ces formes de compositions pour ne faire plus que du grandiloquent et du patriotique.

Ceci explique sans doute en partie le manque de popularité de ce compositeur. En effet, à cette époque, pour se faire un nom au-delà du Parti communiste, il fallait choisir l'exil et aller défendre ses œuvres en Europe et aux Etats-Unis.

Glière, lui, suit une vie sans doute confortable de « fonctionnaire » de l'Etat, jonchée de médiocres honneurs et meurt en URSS en 1956. Voilà qui suffit sans doute à le couvrir pour longtemps d'une chape d'ignorance et d'oubli. Les compositeurs de sa génération, comme Rachmaninov par exemple, aujourd'hui reconnus, ont d'une part fui le communisme et l'URSS et, d'autre part, ont voyagé à travers le monde pour défendre leurs œuvres.